Nos secouristes partagent leurs expériences
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Nos secouristes et équipiers partagent leurs expériences au sein de la Protection Civile de Paris.

29/08/2012
Raphaël Noel
SecouristeDepuis quand as tu rejoint la Protection Civile de Paris ? J’ai intégré la Protection Civile de Paris comme équipier secouriste en novembre 2011 afin de poursuivre un engagement civique, et surtout afin de parfaire mes compétences en secourisme en vue d’un projet professionnel. L'ambiance est familiale, conviviale et dès le départ on est bien accueilli, mis à l'aise, formé et accompagné. Les postes de secours sont très variés (des plus petits postes à 2/3 secouristes aux plus gros dispositifs comme Solidays à plus de 150), mais le « professionnalisme » des équipiers est toujours là… Le type d'intervention que tu préfères ? J’apprécie particulièrement la technicité (mise en place d’un plan dur …) et l’intensité physique (maintien de tête de longue durée, brancardages…) nécessaires lors des interventions suite à des accidents de la circulation. | |
Chaque mois, j’effectue plusieurs gardes à la BSPP (NDLR : Brigade de sapeurs-pompiers de Paris) et au SAMU.
Aujourd’hui, plutôt que d’aller boire un verre ou de « sortir en boite » je préfère m’inscrire pour prendre des gardes ou des postes de secours car comme le dit si bien notre président d'antenne "quand certains se reposent ou font la fête nous on travaille".
Le mot de la fin?
Je pense qu'il est difficile de quitter la Protection Civile de Paris lorsque l’on y met les pieds.

12/07/2012
Guila Tchenio
Secouriste| Je m'appelle Guila, je suis étudiante en droit et secouriste depuis un an à la Protection Civile de Paris dans l'antenne du Centre. Lors de ma journée d'appel(*), j'ai été initiée aux premiers secours et le concept m'a beaucoup plu. J'ai décidé de m'engager ! A ce moment là j'habitais dans une petite ville en Savoie où l'on ne connaît pas la Protection Civile et où se former est bien plus compliqué que sur Paris. Il m'a donc fallu une bonne année avant de pouvoir passer mon PSC1. Arrivée sur Paris, j'ai décidé de me former au PSE1 (Premiers Secours en Equipe de Niveau 1) avec la Protection Civile de Paris. | ![]() |
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Ma formation PSE1 : L'ambiance générale est amicale et la bonne humeur règne... Les formateurs sont sympathiques, à l'écoute, et s'intéressent à nous aussi bien en tant que personne qu'en tant que futur secouriste... Les membres sont chaleureux, abordables...
C'est simple : j'ai l'impression d'atterrir dans une grande famille où l'on t'adopte au moment où tu mets les pieds dans la maison !
Pour moi il n'y a plus aucun doute : je veux intégrer la Protection Civile de Paris !
Reste à savoir vers quelle antenne je vais me diriger. J'en parle à mon formateur qui me pose quelques questions pour cerner mes attentes et m'oriente vers l'antenne du Centre. Et c''est exactement ce qu'il me fallait ! Un des atouts majeurs de la Protection Civile de Paris : il y en a pour tous les goûts, pour toutes les attentes et pour toutes les ambitions ! Lorsqu'on intègre la Protec', on fait immédiatement partie de la grande famille...
La seule chose qui me différenciait des autres secouristes était que je ne connaissais pas encore bien le jargon et le matériel, mais il y avait toujours plusieurs bénévoles prêts à me renseigner, souvent même avant que je n'ai besoin de poser la question.
Je me suis rapidement rendue compte que les " anciens " se montrent très attentifs envers les " nouveaux ", et je dois reconnaitre que ça facilite vraiment l'entrée d'un bénévole au sein de l'association !
En fait, ce mois ci ça fait un an que je suis entrée à la Protection Civile pour la toute première fois. Pourtant, j'ai l'impression d'en faire partie depuis toujours...
Entrer à la Protection Civile c’est ouvrir son horizon social, c’est côtoyer des gens qu’on n’aurait jamais rencontré dans notre « bulle », c’est apprendre à apprécier tout un chacun malgré les différences qui peuvent nous séparer.
Une personne que j’apprécie beaucoup m’a dit un jour : « Nous formons un vrai bloc, parce que nous sommes tous unis par le lien indéfectible de notre attachement commun à la PCP. »
Ce que je préfère à la Protec’ ? Je ne saurais le dire… Chacune des activités m’apprend un peu plus sur moi-même et sur les autres…
L’aide aux sans-abris, les gardes chez les pompiers, les postes de secours sur des événements diverses et variés, les cérémonies, les formations, les moments de cohésions entre membres…
On allie au quotidien fun, professionnalisme et humanité. Quant à la routine… ce n’est pas un mot que l’on connait !
Pourtant, la Protection Civile n’est pas juste une association de bénévoles, c’est aussi une vraie école pour la vie. Je me suis rendue compte cet été en cherchant du travail, que c’est une association d’où on sort grandi et encouragé.
Etre secouriste ou sauveteur humanitaire contribue à nous donner plus d’assurance.
Nous faisons face à des situations plus ou moins extrêmes que nous apprenons à gérer avec calme et professionnalisme.
Le travail en équipe et l’obéissance au chef de mission, nous apprend à avoir confiance en l’autre, en soi, en ce travail que l’on fait seul et à plusieurs.
Ponctualité et rigueur, écoute et communication, tolérance et humanisme… tant de qualités que nous développons au travers de nos diverses missions.
A la question : est-il possible de faire du bénévolat à la Protection Civile de Paris en plus de sa vie privée, je répondrais sans hésiter OUI !
Nos activités sont multiples, et se déroulent en semaine ou en week-end, en journée ou le soir. Il suffit donc de choisir ses dates en fonction de son calendrier familiale, professionnel ou universitaire.
Si l’on est fortement encouragé à participer aux plus grands nombres d’activités possibles, il n’y a néanmoins aucune pression pour que l’on s’inscrive aux événements.
A titre d’exemple, en période de partiels j’ai eu le soutien de la part de mes chefs et amis secouristes qui veillaient à ce que je ne délaisse pas mes révisions pour des activités de l’association.
Finalement, le plus souvent lorsqu’on n’est pas disponible, on est déçus, voir jaloux de ceux qui vont pouvoir y participer.
Si l’on cherche à en faire toujours plus, c’est avant tout parce qu’on fini par en être passionné, on en devient vite accro…
Je suis heureuse et fière de faire partie de cette association et je lui suis reconnaissante pour tout ce qu’elle m’apporte au quotidien.
*Journée défense et citoyenneté

09/09/2011
Elise Haddad
SecouristeJe suis rentrée à la Protection Civile pour le volet social de ses actions. J’étais de retour d’un volontariat en Afrique. J’avais envie de donner un peu de moi à ceux qui, juste en bas de chez moi aussi, en ont besoin, tout autant qu’au bout du monde.

On vient pour aider, pour donner un coup de main. Nous avons distribué des boissons chaudes toujours, fréquemment des produits d’hygiène, parfois une couverture...
Mais comme souvent, on se rend compte que l’aide la plus essentielle, c’est celle qui consiste à faire évoluer, par l’échange, son propre regard. Les soirs de maraudes, nous passons, nous saluons, nous créons ou maintenons du contact avec les sans-abris. Mais c’est des deux côtés qu’un jour, entre eux et le reste de la société, le contact s’est perdu.
C’est des deux côtés qu’on le raccommode, semble-t-il, en nous autant qu’en eux, le dialogue quotidien qui consiste à vivre ensemble. On découvre soudain des vies et situations diverses, colorées, vivantes, pas toujours pathétiques ou dramatiques, et qui font tranquillement éclater les murs de catégories sociales ineptes.
Ce qu’est un SDF, je le sais probablement encore moins qu’avant.
Une maraude, c’est aussi un regard très différent sur son propre quartier. En enfilant l’uniforme de la Protec’, on endosse un autre rôle, qui vient secouer un peu en nous celui du promeneur pressé, de l’étudiant tête en l’air ou du badaud admiratif. En tournant pendant une maraude, on pose des yeux nouveaux sur les mêmes morceaux de pavés qu’on arpentait déjà autour de chez soi chaque jour, on ne cherche pas et ne remarque pas les mêmes choses, les mêmes personnes.
On vit différemment le petit monde de la rue.
On se sert un peu moins du lieu, et on le sert un peu plus. On salue ceux qu’on ignorait, et parfois d’autres passants, soudain, se mettent à en faire autant, ou à nous parler. On devient une toute petite charnière qui structure différemment le lieu et ses habitants.
Et après tout, si on n’était que ça, ce serait déjà bien assez pour justifier notre présence !
C’est donc très naturellement que j’ai voulu participer aux maraudes qui sont organisées une à deux fois par semaine par l’antenne de mon arrondissement.

08/12/2011
Antoine Latourette
SecouristeUn secouriste de la Protection Civile témoigne de son engagement.
Découvrez le reportage France 3 ci dessous.
















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